Mon article dans le n°1 de l’Infolettre des Patriotes-44, en date du 2 novembre 2017.


Pourquoi Les Patriotes ?

Le souverainisme n’est pas une idée nouvelle, et de nombreux partis s’en sont emparés, sans grand succès d’un côté ou de l’autre. Le Mouvement Républicain et Citoyen initié par Chevènement a toujours souhaité un souverainisme « de gauche », progressiste et social, mais plus soumis au PS qu’à ses propres idées.
D’un autre côté, Debout la France ou le Front National ont souhaité un souverainisme un peu plus conservateur, parfois plus libéral, parfois plus identitaire, mais n’effectuant jamais une réelle synthèse.
Enfin, nous avons eu Asselineau, brillant dans ses analyses, mais dont la technicité a au mieux fait rire, au pire rebuté nombre d’électeurs, et dont le programme n’avait pas la profondeur nécessaire.

Pour autant, le souverainisme n’est ni une idée extrême, ni une idée dépassée et certainement pas une idée ridicule. Elle n’est même pas une idée de gauche ou de droite qui devrait se positionner dans une géométrie politique unidimensionnelle et étriquée que nous ont imposé feu l’UMPS et leur médias.

Actée depuis au moins 2001, la disparition de notre souveraineté à de nombreuses conséquences désastreuses.

N’ayant plus aucun levier économique, les gouvernements successifs ne peuvent s’en prendre qu’à l’organisation du travail. Et si une réforme est clairement nécessaire, ce n’est pas en tirant tout vers le bas que nous arriverons à autre chose qu’à méticuleusement détricoter nos valeurs, notre justice sociale, et donc une partie de notre histoire.

La parole politique elle-même n’a plus de sens. Que sont les promesses quand les décideurs se trouvent de toute façon à Bruxelles, Francfort ou Berlin ? Cela se traduit très bien dans leur langage : les insultes fusent, et l’irrespect est total : « les gens de rien», « les fainéants », « casse toi pauvre con »… Ils réservent leur mots doux aux puissants, puisque le peuple n’a plus à être respecté.

Sans équité, sans histoire, et presque sans espoir, il n’y a même plus de fraternité possible. Racisés contre blancs, femmes contre hommes, villes contre campagne, gauche contre droite, fonction publique contre secteur privé… tout est prétexte à la scission, à la confrontation, et donc à la haine et l’incompréhension, qui amènent encore plus de haines, ce qui fragment inexorablement notre nation ;

Retrouver notre souveraineté sera dans un premier lieu remettre le respect au cœur de nos valeurs. L’égalité, le juste équilibre entre droits et devoirs, voilà qui permettra un renouveau politique et social, et qui, par l’exemple, redonnera confiance et respect au peuple français.
Nous ne pouvons demander à tout le monde, comme le souhaitent certains, d’être amoureux de la France, mais nous pouvons, à minima, demander à tous de la respecter.
Et cela ne sera possible que si c’est réciproque.

Voilà comment nous recréerons l’Etat, voilà comment nous redonnerons du sens à la politique, et voilà le sens de mon engagement au sein des Patriotes.

Antoine Berranger
Référent départemental adjoint
Développeur. Ex-MRC, ex-FI

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