Zones Blanches Médicales : Les grandes oubliées de la politique du territoire 

Communiqué de presse d’Antoine Berranger
Référent adjoint Les Patriotes Loire-Atlantique

 

L’Agence régionale de la santé pointe un réel désert médical dans le nord de la Loire-Atlantique, avec un indicateur APL (Accessibilité Potentielle Localisée) de 2.45 autour de Guéméné-Penfao, alors que la moyenne nationale est de 4.11 : plus l’indice est faible, plus il est difficile d’obtenir un rendez-vous chez un médecin.

Tous les jours, les habitants du nord du département constatent combien il est difficile d’obtenir des rendez-vous, en particulier chez des spécialistes : il faut parfois faire 80 kilomètres, vers Nantes ou Rennes, pour obtenir des consultations dont les dates sont fixées plusieurs mois à l’avance. La situation risque de continuer à se détériorer avec un indice prévu de 2.25 pour les prochaines années.

Le gouvernement n’a visiblement pas pris la mesure de l’urgence de la situation et est curieusement absent sur ce sujet depuis le début du quinquennat. Pourtant, plus de 10% des médecins exerçant en France ont été formés à l’étranger, ce qui soulève aussi le problème du nombre de personnels de santé dans les pays de provenance : ainsi, en Roumanie par exemple, un quart des postes hospitaliers ne sont plus pourvus, avec la dégradation des soins qui en découle.

Les Patriotes demandent que l »augmentation du numerus clausus soit accélérée : il n’a été élevé que de 81 places en 2018, alors que la France a perdu plus de 8000 généralistes en 10 ans.  Cette accélération n’aura évidemment pas un effet immédiat, ce pourquoi nous demandons aussi des mesures d’incitation, notamment fiscales, pour les médecins s’établissant dans un désert médical, mais aussi des mesures contraignantes  qui doivent être sérieusement étudiées, pour que la santé soit, de nouveau, accessible à tous.

Zones Blanches Médicales : Les grandes oubliées de la politique du territoire