Face à l’inquiétant reflux des valeurs républicaines, les insuffisances du rapport Clavreul

Communiqué de presse d’Antoine Berranger
Référent adjoint Les Patriotes Loire-Atlantique

Le ministère de l’intérieur commandait en septembre 2017 un rapport à Gilles Clavreul, afin de « disposer d’un plan de relance des actions départementales en faveur de la laïcité ». L’enquête à impliqué différents acteurs de la fonction publique ou du milieu associatif dans neuf départements, dont la Loire-Atlantique.

Les constats sont édifiants, en particulier dans les domaines de l’éducation et du sport : égalité homme femme bafouée, apartheid alimentaire dans les cantines, sorties massives du système scolaire laïc, remise en cause des enseignants ou des enseignements, retraits de jeunes filles des activités extra-scolaires, … la liste est longue et inquiétante.

Il est indéniable que des progrès sont faits, notamment grâce au plan de formation pour les Valeurs de la République et la Laïcité (VRL) qui outille les agents de terrain, mais nous sommes encore bien loin du compte. Le rapport propose certes des pistes intéressantes dans le cadre des partenariats entre l’État et les départements, mais il faut aller encore plus loin, par une politique volontariste, impulsée et conduite au niveau national.

La laïcité, socle de la citoyenneté, ne doit accepter comme seuls adjectifs qu’« universelle » et « républicaine », et doit être renforcée. Les Patriotes demandent à ce que l’arsenal législatif soit respecté, mais aussi adapté aux évolutions de notre société, pour que les valeurs républicaines soient restaurées :

  • le principe de laïcité doit être acquis par tous et cela passera, évidemment, par une éducation civique renforcée ;
  • les citoyens les plus jeunes doivent être protégés et la loi de 2004 élargie : le port des signes religieux ostentatoires doit également être interdit dans l’enseignement supérieur ;
  • l’ingérence d’Etats étrangers, par la distribution de tracts anti-républicains ou le salariat de prêcheurs, notamment, doit être condamnée ;
  • les lieux de cultes ne sauraient être gérés par des associations culturelles, qui, contournant la loi de 1905, peuvent alors recevoir des subventions publiques par clientélisme politique ;
  • les intrusions religieuses dans le champ politique (appel au vote, prières de rue…) doivent être combattues.